Projet : Navigation océanique hors cadre vers la paix.

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Parfois en osant faire certaines expériences, peut être pourrait t’on constater que l’intuition, une fois « branchée en direct sur les instincts du corps » est surprenante? Peut être que la nature « sauvage » d’un homme est tout sauf une cause de chaos et un « diable à combattre », elle est juste un rappel perpétuel à trouver une route libre vers ce qui nous garde en vie en bonne santé et en paix, une chose que les collectivités ne peuvent dénigrer ni contrôler sans insurger ou rendre malade le « Vivant », dès lors qu’il serait privé de ses accès vitaux pour s’équilibrer à son rythme et cultiver son ordre intérieur. Cependant la difficulté est peut être d’apprendre à écouter notre nature profonde, à la connaître jusqu’à la maîtriser et la traduire autant que possible en société de manière intègre et juste, afin que nos besoins vitaux deviennent entendables et accessibles à temps sans envenimer les peurs, les méfiances et les conflits.

Seule l’expérience le racontera, mais peut être que l ‘intuition connait déjà la route qui mène à la paix d’un individu au sein d’un collectif ou au milieu d’un océan. Peut être que le mental pour ce qui le concerne, n’ est censé que traduire ce qui se passe comme un « script », (transmettre, co-ordonner le présent, s’accorder) mais peut être pas destiné à tenir la barre, à gouverner les grands axes de notre existence à venir vers des inconnus qui le dépasse. Et peut être que la raison comprendra toujours moins vite les millions de « données » sensibles du vivant que la vie ne galopera et sera vécue, plus vite que les choix vitaux seront nécessaires d’être fait? Et parfois les choix doivent pourtant se faire plus vite que la pensée pour maintenir sa route et sa sérénité. Ces questions sont selon moi prioritaires pour éviter de plonger vers des tempêtes et pour rejoindre sain et sauf le prochain lieu hospitalier ou se reposer en paix. De mon propre chemin, je crois à présent, que les idées sont comme des remparts, elles sont temporaires ou elles deviennent des enfermements mutilants et illégitimes pour soi et pour les autres, car la vie est courage, elle est un chemin sinueux, une succession d’inconforts et de réconforts, une succession de pas en avant, de rencontres, de liens et de confiances à apprendre à tisser, et de murs à tomber..pas à ajouter. A mes yeux la vie n ‘a pas à rentrer dans des cases, des théories ni des normes pour rassurer des inquiétudes et des intérêts déviés. C ‘est peut être tout sauf un « électrocardiogramme » plat…une ligne droite, c’est peut être aux inquiétudes individuelles et collectives d’être surmontées pour que des vies ne soient pas massivement déroutées, emprisonnées et dépourvues de tout recours par des ambitions contre nature et des intellectualismes souvent déracinés. Des obsessions de la logique et de la sécurisation individuel tournant longtemps autour du pot, manifestant peut être juste derrières les façades rigidifiées, un profond manque d’écoute première, un manque de confiance en l’existence en général… en soi et en l’autre… et des peurs qui s’emparent de l’esprit? Je ne crois pas que le surinterventionisme du « mental » dans nos sociétés et nos éducations ne soit synonyme de maîtrise de soi et de responsabilité, et pas plus une belle invitation aux autres pour se structurer sainement et tisser cohésion.

Une citation de Albert Einstein que je répète souvent: « La bureaucratie tuera le monde » Ce que j’en vois c ‘est un monde qui au lieu de vaincre ses peurs, de tolérer et acceuillir les originalités naturellement, au lieu de veiller les libres arbitres en cultivant sa confiance en la nature humaine, il y a arbitrage externe et démission des devoirs les plus vitaux, et au bout d’un temps, on finit tous par trouver toutes les illustrations de ce qui était redouté. Tout autant que ce qui est vertueux en chaque homme finit par devenir un poison pour soi ou pour son voisin, lorsque les règles complexifient à outrance l’autonomisation et la structuration naturelle des collectifs et des cercles vertueux…Elles peuvent faire convulser le « sauvage » malgré toute les bonnes intentions d’idéaliser le mot « futur » et le mot « paix », lorsque les barrières et les frontières mécaniques se substituent au bon sens humain sans en écouter les besoins vitaux originaux et non industrialisables. Un clin d’œil culturel à la tyrannie du mental déroutant l’intuition et le « bon sens »:

Bien qu’affilié à aucun groupe idéologique ni aucun dogme, je m’accorde cependant à des restes de témoignages de clairvoyants qui ont convergé au fil des millénaires à travers le monde, sans savoir, juste en regardant intuitivement des épreuves collectives à surmonter à l’horizon. Ce que certains ont imagé comme la « bête de l’apocalypse » …non pas quelque chose à craindre, apo-calypso se traduit du grec par « retirer le voile » et d’autre part, la « bête à la cuirasse de métal » n’est peut être qu’un symbole, une métaphore de la somme des institutions aliénantes inventées par l’homme et raccordées directement au pouvoir exécutif? Tel une création idéo-logique portée par des vies, une chose qui n ‘est pas humaine ni animale ni vivante, qui n’a ni âme et ni coeur et que l’on ne peut regarder dans les yeux, a quoi l’on ne peut se relier sensiblement ni apaiser la peur et la voracité et pourtant qui demande de se soumettre à rendre toujours plus de comptes. Des sommes de lois ambitieuses qui avaient pour intention théorique de servir les besoins « sacrés » du vivant et qui s’obsédaient à garder sous contrôle les individus pour combattre la pire idée du futur. Et pourtant face à des individus qui ne rencontrent la paix malheureusement que sous leur forme la plus libre et en bonne santé au sein d’un collectif, est ce judicieux? Pour d’autres cultures cela s’appelait le kraken, le léviathan, ou la pieuvre géante, une intelligence/un ventre et des bras… Des institutions qui ne respectent pas les cycles, les rythmes, les besoins et les choix vitaux. Finalement ça déboussole peut être plus de monde que çà n ‘en aide à vivre en paix, brisant mécaniquement sans état d’âme des multitudes de vies pour accomplir des idées trop souvent à contre de l’ordre naturel. Lorsque le « sauvage » humain est bousculé par des entraves malhonnêtes envers la vie, c ‘est comme un adversaire invisible qui déclenche des crises et des guerres. Ça plonge tout le monde dans la crainte, le jugement, l’inhospitalité, la méfiance, l’économie de soi, le besoin de travailler la ruse et la lutte de territoire pour s’en sortir. Lorsque l’économie est le nerf de la guerre, l’ effort de donner est le nerf de la paix qui lutte avec l’asphyxie. Le fondement même de l’économie est de tirer profit, de prendre plus au monde qu’on ne lui donnerait, tel des merveilles rabaissées dans leur valeur, dérobées et dénigrées. Peut être est ce inutile de gaspiller des merveilles et aridifier la terre jusqu’au champs rougeoyant de mars pour seule cause d’un mauvais jugement?

Alors que des êtres vivants qui ne sont pas menacés dans leur besoins vitaux, peuvent surprendre en donnant beaucoup plus qu’ils n’ont de besoins pour rester en paix. Sans se faire saigner pour des dettes et des comptes à rendre au delà du possible, on peut tous jouir d’un repos réparateur, et ainsi d’un temps et d’une force considérable disponible pour soutenir, soigner et donner à son collectif. Je crois qu’une humanité libre de se respecter est une humanité qui retrouve son cap et perd le gout de juger la vie d’autrui. Elle peut ainsi redevenir infiniment plus généreuse que avide de privilèges et de compensations. Sans quoi tout le monde finit par se sentir acculé et impuissant de revenir à la paix au sens large, et malgré toute ambition à chacune des échelles du pouvoir, je crois que personne n’y gagnera individuellement. Alors peut être est t’il important d’élargir ses yeux, et accorder ses perceptions de la réalité a tout le collectif sans se méprendre, plus que de se combattre aveuglément et gaspiller nos efforts. C ‘est cruciale que nombreux osent aventurer leur cœur dans l’inconfort et l’adversité et que d’autres ne méprisent pas les efforts sincères de rencontre, pour construire le vrai con-fort, la véritable mise en commun de force. Pour de nombreux hommes et femmes de cultures anciennes, après avoir longuement travaillé leur écoute et leur contemplation de la nature humaine, ils ont taché de partager des témoignages valeureux, racontant que ce moment de notre évolution humaine était vu comme une étape difficile pour faire une avancée vers la paix de tous. Car cela concerne l’art de cohabiter humblement sans se marcher sur les pieds, sans essayer de devancer la vie avec le mental ni s’abandonner à la facilité de se construire au détriment des libertés de ses voisins. Avec la tête lourde et le ventre lourd aucun oiseau ne rencontre de vents favorables à son envol et aucun homme ne saurait vivre et voyager en paix, confiant de l’avenir…alors parfois en y allant progressivement « lâcher chaque jour un peu plus les chevaux au gré des vents » permet de se libérer de certaines préoccupations énergivores…

Merci pour votre attention envers ce projet et envers ce regard envers un contexte qui nous concerne tous.

Que les vents nous soient favorables à tous !

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